Actualité Juridique
La nullité du cahier de charges ne saurait résulter du défaut d’annexion à celui-ci, de l’état des droits réels inscrits sur l’immeuble saisi
Le défaut d’annexion au cahier de charge, de l’état des droits réels inscrits sur l’immeuble saisi constitue-t-il une cause de nullité du cahier de charge? La CCJA répond à cette question dans son arrêt n°133/2023 rendu le 15 juin 2023. En l’espèce, un jugement rendu par le tribunal de grande instance de la Bénoué à Garoua au Cameroun avait répondu positivement à cette problématique en procédant à une mauvaise interprétation de l’article 267 de l’AUPSRVE. Saisie en cassation de ce jugement, la CCJA relèvera d’office la violation de cet article. Mais avant de prendre position, elle précise que, l’annexion de l’état des droits réels inscrits sur l’immeuble concerné, délivré par la conservation foncière à la date du commandement, exigée par le second alinéa de l’article 267 de l’Acte uniforme susvisé, ne fait pas partie des dix mentions prescrites à peine de nullité par le premier alinéa. Ainsi, le défaut d’annexion ne pouvant justifier la nullité du cahier de charge, doit être annulé, le jugement dudit tribunal qui a estimé le contraire.
CCJA, 2e Ch. , no 133/2023 du 15 Juin 2023
Décision attaquée : Jugement n° 07/CIV rendu le 21 janvier 2021 par le Tribunal de grande instance de la Bénoué à Garoua
A voir également :
Tribunal de commerce de Niamey , , no 28 du 08/02/2023
Tribunal de Commerce de Lomé , , no 0675/2021 du 09/11/2021
Tribunal de Grande Instance du Wouri, Chambre commerciale, Jugement No 011/COM DU 03 Janvier 2019
Texte (s) de loi appliqué(s) : Article 267 Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution
Voir aussi

Si l’expertise de gestion sollicitée porte sur des actes précis posés par le dirigeant social et que l’associé qui en fait la demande représente plus des 1/10e du capital social, le juge des référés fera droit à la demande soumise à cette fin
Le Tribunal de Commerce de Niamey s’est prononcé en matière d’expertise de gestion dans son ordonnance n° 22 rendue le 12 février 2024. En l’espèce, l...

La simple apposition par le tiers saisi, de son cachet sur l’acte de saisie ne saurait en aucun cas justifier de sa propriété sur les biens saisis de sorte que sa demande en distraction sera déclarée irrecevable
La Cour d’appel de Commerce d’Abidjan a rendu l’arrêt n°338/2024 du 04/04/2024 en matière de contentieux de l’exécution. En l’espèce, le ti...
La Présidente Directrice Générale n’ayant convoqué aucune AG à la suite de la clôture des deux derniers exercices, le juge des référés ordonnera la convocation d’une AG afin d’examiner lesdits exercices
Le juge des référés du Tribunal de Commerce d’Abidjan a rendu le 19 février 2024, l’ordonnance n° 266 dans laquelle il s’est prononcé en mati&e...

Si les clauses statutaires constituent une entrave à la nomination du remplaçant du gérant associé majoritaire décédé, le juge des référés peut toujours désigner un mandataire ad hoc qui sera chargé d’organiser la tenue d’une AGE à cette fin
Que faire lorsque les statuts constituent une entrave à la nomination d’un remplaçant à la suite du décès de l’associé majoritaire, gérant ...

Est irrégulière, la saisie conservatoire pratiquée en vertu des lettres de change revenues impayées et dont les protêts ont été établis plus de deux jours après les dates d’échéance justifiant que la mainlevée soit ordonnée
Le juge du contentieux de l'exécution du Tribunal de commerce d'Abidjan a rendu l’ordonnance n° 285 le 21 février 2024, en matière d’instrument de paiement...
0 commentaire(s)