Actualité Juridique
Etant un professionnel dont les prestations ne sont pas gratuites, la banque est tenue d’une obligation de vigilance de sorte que tout virement sur ordre du mandant, effectué de manière erronée, expose la banque à la réparation du préjudice
L’article 1991 du Code Civil du Niger dispose que : « le mandataire est tenu d’accomplir le mandat tant qu’il en demeure chargé, et répond des dommages-intérêts qui pourraient résulter de son inexécution… ». L’article 1992 énonce que : « le mandataire répond non seulement du dol, mais encore des fautes qu’il commet dans sa gestion. Néanmoins la responsabilité relative aux fautes est appliquée moins rigoureusement à celui dont le mandat est gratuit qu’à celui qui reçoit un salaire ». Lorsque la banque agit en qualité de mandataire, elle est soumise à des obligations dont le non-respect engagera sa responsabilité. Etant un professionnel dont les prestations ne sont pas gratuites, la banque est ainsi tenue d’une obligation de vigilance accrue quant au virement qu’elle effectue pour le compte du mandant. C’est donc à la suite de cette analyse que le Tribunal de Commerce de Niamey a estimé que la banque qui, non seulement procède à un virement erroné, mais aussi tarde dans la correction de la transaction cause un préjudice au mandant qui doit être réparé. L’excuse selon laquelle l’erreur aurait été commise par l’un des agents de la banque et la prétendue bonne foi de cette dernière ne sauraient suffire à l’exonérer.
Tribunal de commerce de Niamey, no 113 du 24 Août 2021
A voir également :
Tribunal de Commerce de Lomé, Chambre ordinaire , no 244/2021 du 14 Avril 2021
Tribunal de commerce de Ouagadougou, , no 29 du 27 Janvier 2021
Cour d'appel de Commerce d'Abidjan, 1ère Ch. , no 311/2020 du 22 Octobre 2020
Texte de loi appliqué : Articles 1991 et 1992 du Code civil du Niger
Voir aussi

Si l’expertise de gestion sollicitée porte sur des actes précis posés par le dirigeant social et que l’associé qui en fait la demande représente plus des 1/10e du capital social, le juge des référés fera droit à la demande soumise à cette fin
Le Tribunal de Commerce de Niamey s’est prononcé en matière d’expertise de gestion dans son ordonnance n° 22 rendue le 12 février 2024. En l’espèce, l...

La simple apposition par le tiers saisi, de son cachet sur l’acte de saisie ne saurait en aucun cas justifier de sa propriété sur les biens saisis de sorte que sa demande en distraction sera déclarée irrecevable
La Cour d’appel de Commerce d’Abidjan a rendu l’arrêt n°338/2024 du 04/04/2024 en matière de contentieux de l’exécution. En l’espèce, le ti...
La Présidente Directrice Générale n’ayant convoqué aucune AG à la suite de la clôture des deux derniers exercices, le juge des référés ordonnera la convocation d’une AG afin d’examiner lesdits exercices
Le juge des référés du Tribunal de Commerce d’Abidjan a rendu le 19 février 2024, l’ordonnance n° 266 dans laquelle il s’est prononcé en mati&e...

Si les clauses statutaires constituent une entrave à la nomination du remplaçant du gérant associé majoritaire décédé, le juge des référés peut toujours désigner un mandataire ad hoc qui sera chargé d’organiser la tenue d’une AGE à cette fin
Que faire lorsque les statuts constituent une entrave à la nomination d’un remplaçant à la suite du décès de l’associé majoritaire, gérant ...

Est irrégulière, la saisie conservatoire pratiquée en vertu des lettres de change revenues impayées et dont les protêts ont été établis plus de deux jours après les dates d’échéance justifiant que la mainlevée soit ordonnée
Le juge du contentieux de l'exécution du Tribunal de commerce d'Abidjan a rendu l’ordonnance n° 285 le 21 février 2024, en matière d’instrument de paiement...
0 commentaire(s)